Bientôt les vacances d'été, période de tous les excès, et la décision de nombreux crétins d'abandonner leur animal de compagnie trop gros, trop vieux, pas assez racé, trop coûteux sur le budget holidays...

Un chien sur le bord d'une route, s'il y survit s'ensuit probablement un séjour à la fourrière, et là, de grandes chances d'être euthanasié.

Et pendant ce temps, des propriétaires plus soucieux d'arrondir leur fin de mois que d'offrir une existence douce à leur compagnon, s'improvisent éleveurs,  imposant des portées à un rythme effréné à une pauvre chienne qui finit par avoir des mamelles énormes et le ventre distendu à force de rémunérer son "boss".

Dès que la portée est présentable, après une mise bas hasardeuse, les propriétaires font quelques photos, (il faut mettre en valeur son gagne pain, quand-même) puis se connectent sur un site comme leboncoin, vivastreet ou un autre, et là ils rédigent une annonce proposant de réserver un bébé sur la portée (ou plusieurs car la maman est généreuse) dont le prix varie selon leur propre train de vie (bébé chihuahua 950 euros par exemple)! La tentation est grande en l'absence de conscience, de calculer sur l'année, à raison de 4 à 6 bébés par portée, le pognon que rapportera la brave bête !

Alors, puisque la loi interdisant ce commerce répugnant est absente, les refuges résignés mais surtout débordés, les fourrières empestant la peine et la mort, je propose un bâton dans les roues pour que ces personnes irresponsables soient dissuadées de faire ces trafics par petites annonces. Il est évident que si une portée se fait, et qu'elle n'était pas prévue, les petits doivent être confiés gracieusement, après avoir été pucés ou tatoués et stérilisés, pour éviter une future exploitation financière.

J'en ai plus qu'assez de l'exploitation de nos compagnons à quatre pattes, je me connecte sur un site d'annonces, rubrique animaux, et lorsque je vois une vente de chiots ou de chatons, parfois de tortues, j'écris au propriétaire, poliment, en rappelant que l'animal n'est pas une marchandise,... Je ne peux pas écrire à tous, le nombre est gigantesque, j'ai besoin d'aide, et vous demande, au nom des animaux de compagnie, d'essayer de leur faire entendre raison, à moins que vous préfériez râler dans votre fauteuil, écrire votre mécontentement en commentaire facebook (ce qui peut donner l'illusion de se rendre utile en continuant à ne rien faire).

Traquer les ventes de chatons et de chiots sur internet, et submerger les boîtes mail des propriétaires indélicats et criminels pour leur dire que l'animal n'est pas une marchandise et d'autres choses, bien sûr, à votre convenance . La politesse est-elle de mise ? Pas forcément !

Base juridique présentée par le site   http://e-veterinaire.fr/vente.animaux.html, copié ci-dessous  :

"""La publication d'une offre de cession doit mentionner :
          - L'identification professionnel (pour les éleveurs, refuges, etc...)
          - Soit le numéro d'identification de chaque animal, soit celui de la mère et le nombre d'animaux de la portée
          - L'âge des animaux
          - L'existence ou l'absence d'inscription des animaux à un livre généalogique
          - La mention "particulier" lorsque les personnes vendent des chats ou chiens en dehors d'une activité professionnelle (éleveurs, refuges, etc...)
          - La mention "de race" lorsque les chiens ou chats sont inscrits sur un livre généalogique reconnu par le ministère chargé de l'agriculture. Dans tous les autres cas, la mention "n'appartient pas à une race" doit clairement être indiquée. Dans ce dernier cas, la mention "d'apparence" suivie du nom d'une race peut être utilisée lorsque le vendeur peut garantir l'apparence morphologique de cette race à l'âge adulte.

BASE JURIDIQUE

 

Article L211-15 du Code Rural :

I.-L'acquisition, la cession à titre gratuit ou onéreux, hormis les cas prévus au troisième alinéa de l'article L. 211-11 ou au troisième alinéa de l'article L. 211-29, l'importation et l'introduction sur le territoire métropolitain, dans les départements d'outre-mer, à Mayotte, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, dans les îles Wallis et Futuna dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon et à Mayotte des chiens de la première catégorie mentionnée à l'article L. 211-12 sont interdites.

Article L214-8 du Code Rural :

I.- Toute vente d'animaux de compagnie réalisée dans le cadre des activités prévues au IV de l'article L. 214-6 (i.e. "La gestion d'une fourrière ou d'un refuge, l'élevage, l'exercice à titre commercial des activités de vente, de transit ou de garde, d'éducation, de dressage et de présentation au public de chiens et de chats") doit s'accompagner, au moment de la livraison à l'acquéreur, de la délivrance :
          1° D'une attestation de cession ;
          2° D'un document d'information sur les caractéristiques et les besoins de l'animal contenant également, au besoin, des conseils d'éducation ;
          3° Pour les ventes de chiens, d'un certificat vétérinaire dans des conditions définies par décret (voir Article D214-32-2 du Code Rural).
La facture tient lieu d'attestation de cession pour les transactions réalisées entre des professionnels.
Les dispositions du présent article sont également applicables à toute cession, à titre gratuit ou onéreux, par une association de protection des animaux ou une fondation consacrée à la protection des animaux.

II.- Seuls les chiens et les chats âgés de plus de huit semaines peuvent faire l'objet d'une cession à titre onéreux.

III.- Ne peuvent être dénommés comme chiens ou chats appartenant à une race que les chiens ou les chats inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministre chargé de l'agriculture.

IV.- Toute cession à titre onéreux d'un chat, faite par une personne autre que celles pratiquant les activités mentionnées au IV de l'article L. 214-6, est subordonnée à la délivrance d'un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.
Toute cession à titre gratuit ou onéreux d'un chien, faite par une personne autre que celles pratiquant les activités mentionnées au IV de l'article L. 214-6, est subordonnée à la délivrance du certificat mentionné au 3° du I du présent article.

V.- Toute publication d'une offre de cession de chats ou de chiens, quel que soit le support utilisé, doit mentionner le numéro d'identification prévu à l'article L. 324-11-2 du code du travail ou, si son auteur n'est pas soumis au respect des formalités prévues à l'article L. 324-10 du même code, mentionner soit le numéro d'identification de chaque animal, soit le numéro d'identification de la femelle ayant donné naissance aux animaux, ainsi que le nombre d'animaux de la portée.
Dans cette annonce doivent figurer également l'âge des animaux et l'existence ou l'absence d'inscription de ceux-ci à un livre généalogique reconnu par le ministre chargé de l'agriculture.

Article R214-32 du Code Rural :

Un arrêté du ministre de l'agriculture précise le contenu du certificat de bonne santé mentionné au IV de l'article L. 214-8 qui doit être établi moins de cinq jours avant la transaction.

Article R214-32-1 du Code Rural :

La publication d'une offre de cession de chiens ou de chats contient, outre les mentions prévues au V de l'article L. 214-8 :
          1° La mention " particulier " lorsque les personnes vendent des chats ou chiens sans exercer une des activités mentionnées au IV de l'article L. 214-6 ;
          2° La mention " de race " lorsque les chiens ou chats sont inscrits sur un livre généalogique reconnu par le ministère chargé de l'agriculture. Dans tous les autres cas, la mention " n'appartient pas à une race " doit clairement être indiquée. Dans ce dernier cas, la mention " d'apparence " suivie du nom d'une race peut être utilisée lorsque le vendeur peut garantir l'apparence morphologique de cette race à l'âge adulte.

Article D214-32-2 du Code Rural :

I.- Le certificat mentionné à l'article L. 214-8, que doit faire établir toute personne qui cède un chien, à titre gratuit ou onéreux, est délivré par un vétérinaire compte tenu, d'une part, des informations portées à sa connaissance et, d'autre part, d'un examen du chien.
II.- Les informations mentionnées au I sont :
          1° L'identité, l'adresse, le cas échéant, la raison sociale du cédant ;
          2° Le document justifiant de l'identification de l'animal ;
          3° Le cas échéant, le numéro du passeport européen pour animal de compagnie ;
          4° Le cas échéant, un certificat vétérinaire de stérilisation ;
          5° Les vaccinations réalisées ;
          6° Pour les chiens de race, le document délivré par une fédération nationale agréée conformément à l'article D. 214-11 ;
          7° La date et le résultat de la dernière évaluation comportementale si elle a été réalisée.
III.- Le vétérinaire procède à un diagnostic de l'état de santé du chien. Il vérifie la cohérence entre la morphologie du chien et le type racial figurant dans le document justifiant de l'identification de l'animal et, le cas échéant, détermine la catégorie à laquelle le chien appartient, au sens de l'article L. 211-12.
Lorsque le document mentionné au 6° du II n'est pas produit, le vétérinaire indique sur le certificat que le chien n'appartient pas à une race. La mention " d'apparence " suivie d'un nom de race peut être inscrite sur la base des informations données par le cédant.
Dans le cas où le vétérinaire ne peut pas établir que le chien n'appartient pas à la première catégorie, il mentionne qu'une détermination morphologique devra être réalisée lorsque le chien aura entre 8 et 12 mois.
IV.- Le vétérinaire reporte sur le certificat vétérinaire les informations mentionnées au II et au III, il y précise éventuellement la race du chien sur la base du document mentionné au 6° du II. Il mentionne la date d'examen du chien et y appose son cachet.
Dans le cas où le type racial n'est pas cohérent avec celui précisé sur le document d'identification, le vétérinaire l'indique sur le certificat.
V.- Le cédant garde une copie du certificat qui doit être produite à la demande des autorités de contrôle.

Article D214-20 du Code Rural :

Aucun animal de compagnie ne doit être vendu à des mineurs de seize ans sans le consentement de leurs parents ou des personnes exerçant l'autorité parentale."""

Puéril, sans doute, inutile, ça m'est égal, ne rien faire me serait par contre, insupportable !