Lettre ouverte à mon ministre préféré, Luc Chatel, qui chie dans les cartables !

 

                                                                                                     Toulon, le 16 juin 2011

Objet : Education

 

Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

 

Le constat d'une baisse régulière du niveau scolaire global est amer, l'absentéisme croissant du corps enseignant me surprend, mais ce n'est sans doute que le résultat d'une mauvaise gestion de ce ministère pourtant capital pour l'avenir de notre jeunesse.

 

Je conteste le titre même du ministère dont vous avez la responsabilité. L' »Education » incombe aux parents, non à l'école, par conséquent le terme d'instruction serait plus explicite. Le mot « Nationale » fait allusion à la politique, non au peuple, donc le terme « Publique » doit le remplacer, et votre ministère sera justement nommé le Ministère de l'Instruction Publique, cela évitera bien des malentendus.

 

Maintenant, je vous vous pose quelques questions auxquelles je vous saurais gré de m'apporter de claires réponses :

  • Pourquoi tant de suppressions de postes alors que de nombreux enfants ont énormément de mal à suivre et retardent ceux qui réussissent ? (Ah, j'oubliais les soldes de Pôle emploi !)

  • Avez-vous pris des mesures draconiennes pour enrayer la violence dans les établissements scolaires, source d'angoisse pour les enseignants et cauchemar pour nombre d'enfants ?

  • Pourquoi accepter de faibles moyennes aux examens, puisque les compétences acquises sont insuffisantes voire inexistantes ?

  • Pourquoi cette réforme stupide pour les futurs instituteurs qui s'avèrent avoir des lacunes consternantes en langue française et une culture générale inférieure à celles de leurs prochains élèves ?

 

J'ai le sentiment d'assister au naufrage de l'école que j'aimais il y a une quarantaine d'années et j'en souffre pour les enfants qui ont à le subir, insuffisamment instruits, ayant perdu toute curiosité intellectuelle au profit de la course aux notes. Je pense aussi aux élèves bien éduqués et studieux qui doivent supporter les éléments perturbateurs, irrespectueux et violents.

Au lieu d'égaliser par le bas au mépris de l'Instruction pour tous, je vous demande de vous ressaisir et tout mettre en œuvre pour que la France soit fière de ses institutions et de ses jeunes !

Si l'Ecole continue à devenir un lieu de gardiennage, vous aurez la satisfaction de diriger un peuple analphabète et inculte !

 

Veuillez, Monsieur le Ministre, agréer l'expression de ma citoyenne considération.