Un animal pas malheureux est-il heureux ? Plus précisément, l'absence de mauvais traitements manifestes implique t-elle, chez cet être sensible, la notion de bonheur, sans verser dans l'anthropomorphisme ?

C'est la question que je me suis posé hier en voyant un cheval en bonne santé, visiblement bien nourri, mais sale, dans un enclos sordide de 30 mètres carrés, directement inspiré des pires bidonvilles. Ses "maîtres"  le sortent pour qu'il se défoule, sur le gravier de la cour ( encombrée de véhicules, mobilier d'extérieur, volières diverses ) d' environ 300 mètres carrés.

Un ministère de la condition animale légiférant avec fermeté sur le statut de l'animal et les "compétences" de ses géôliers serait fort utile, pour que les diverses associations ne soient plus aussi impuissantes devant des cas de négligence, avec méconnaissance totale des besoins de l'espèce détenue !

"Ce n'est pas parce-qu'il y a pire, que c'est forcément mieux."